Amphithéâtre végétal

Oser un amphithéâtre
Pour aller jusqu’au bout du raisonnement et créer des sortes de gradins comme dans un amphithéâtre, décision fut même prise d’enfoncer ce rond central de 60 centimètres supplémentaires et d’en faire clairement l’endroit où l’on se tient et d’où l’on observe l’entier du jardin se développant en escaliers tout autour.
 

Pouvoir se rafraîchir, savoir se ressourcer…
Jaillie de la paroi d’acier de l’un des grands gradins, une source se déverse dans un petit bassin faisant lui aussi partie de ces quartiers d’orange flanquant le cercle central.  L’eau amène à la belle saison une fraîcheur bienvenue. L’ambiance, malgré le minéral de ce cœur de village, n’y est, grâce à elle, jamais étouffante. Elle peut aussi, par son murmure agréable, couvrir des bruits de voisins. Elle contribue, ici et subtilement, à créer un monde à part, cocon intime et privilège bienvenu, pour qui a besoin de se ressourcer…
 

Remettre de la lumière
Situé au nord de la maison de ses propriétaires, enserré entre les murs et les autres jardins du cœur d’un village de la Côte vaudoise, cet espace, en légère pente, souffrait d’un déficit de lumière. D’un côté, au levant, une haie de thuyas avait trop grandi ; de l’autre côté, des noisetiers cachaient le couchant tandis qu’au nord et par dessus lui, d’autres arbustes de la propriété voisine le surplombaient et l’envahissaient. Comme souvent, il fallut commencer par chercher la lumière…
 
 

Enlever de l’ombre..
Le premier travail fut donc d’enlever de l’ombre en taillant, voire arrachant, ce qui avait trop poussé.  Après quoi il apparut, par observation, que c’était exactement au croisement des diagonales, à l’exact centre de ce terrain de 90 m2, que, tout au long de la journée, l’ensoleillement était le meilleur. Plutôt que d’y maintenir du gazon, ici trop dévoreur d’espace, le choix se porta sur une grande terrasse en bois,  en forme de cercle parfait, autour duquel-  comme les ronds successifs créés par un caillou jeté dans l’eau -  tout le reste du jardin s’organise. 
 
Oser un amphithéâtre
Pour aller jusqu’au bout du raisonnement et créer des sortes de gradins comme dans un amphithéâtre, décision fut même prise d’enfoncer ce rond central de 60 centimètres supplémentaires et d’en faire clairement l’endroit où l’on se tient et d’où l’on observe l’entier du jardin se développant en escaliers tout autour. La terre de la creuse fut ainsi déposée au pied du mur arrière, diminuant du coup sa hauteur et son impact.  Côté levant, l’enlèvement de la haie permit de recréer le contact avec le jardin voisin, son grand espace, sa profonde perspective et sa belle lumière du matin. A l’opposé, au couchant, un fort raccourcissement  des noisetiers, laisse désormais entrer les derniers rayons du fond de la campagne.
 
Que le spectacle commence…
 L’éclairage naturel étant en place, ne restait plus qu’à organiser le spectacle végétal destiné, lui, à faire oublier la relative exiguïté de l’endroit. Afin qu’il n’y ait pas des années à attendre leur développement optimal, les vivaces choisies l’ont toutes été à forte croissance ou avec, déjà, de puissantes racines. Dès lors qu’il n’y avait pas grands arbres à installer, il a été possible d’investir sur de très belles pièces déjà très bien formées, conférant au jardin une maturité d’autant plus spectaculaire que tout y a été planté très serré. Pour que partout la lumière entre,  les arbustes ont tous été charpentés de manière à laisser passer les rayons favorables à tout ce qui pousse à leur pied.
 
Que le spectacle emmène ailleurs… 
Un grand soin a aussi été apporté à une grande diversité des textures et à de savants contrastes entre les couleurs des feuillages et des troncs. Depuis le rond central et où que le regard se porte, l’idée est qu’il s’accroche toujours sur quelque chose d’autre, qui le capte et le retienne. Ce jardin en devient ainsi comme une galerie de peinture dont peu importe la dimension, dès lors que les toiles qui y sont exposées captivent et emmènent très loin,  et ailleurs…
 
Que la fête soit...
Même s’il est un amoureux des belles plantes, le propriétaire, ici, est moins botaniste qu’organisateur de fêtes : comme dans l’immense domaine de la Drôme où il aimait plus que tout recevoir famille, amis et connaissances, il a envie en ce jardin, 3000 fois plus petit, de ne rien changer à ses envies de convivialité. D’où l’envie, jouxtant le premier cercle de la terrasse centrale, d’une superbe cuisine d’été, parfaitement équipée et construite sur mesure dans nos ateliers.  Pour qu’elle soit partie intégrante de l’esthétique du jardin, nous l’avons travaillée avec les mêmes matériaux de bois et métal. La pierre bleue a été commandée tout exprès par le propriétaire en Belgique.
 
Théâtre d’hiver et d’été
Le salon donne ici sur le jardin qui, en été - mais pas seulement - est son prolongement. Ici, en hiver aussi le spectacle continue avec la charpente particulièrement soignée des nouveaux arbustes que nous avons amenés : leur formes sont comme des sculptures flamboyantes que, l’été, le feuillage ne laisse que deviner…
 
Le jardin et la maison : une même histoire
Pour que, symboliquement, la maison et le jardin soient physiquement liés, le toit de la maison a été comme prolongé abritant du bois et des rangements faits du même chêne et du même métal que celui de la terrasse ou des gradins et des plates-bandes. La maison donne ainsi l’impression de se couler ou se dissoudre dans le jardin..
 
Pouvoir se rafraîchir, savoir se ressourcer…
Jaillie de la paroi d’acier de l’un des grands gradins, une source se déverse dans un petit bassin faisant lui aussi partie de ces quartiers d’orange flanquant le cercle central.  L’eau amène à la belle saison une fraîcheur bienvenue. L’ambiance, malgré le minéral de ce cœur de village, n’y est, grâce à elle, jamais étouffante. Elle peut aussi, par son murmure agréable, couvrir des bruits de voisins. Elle contribue, ici et subtilement, à créer un monde à part, cocon intime et privilège bienvenu, pour qui a besoin de se ressourcer…
 
 
 

Lieu Yens

Surface 110 m2

Année 2015