Beauté piégeante

Guider le regard
Au dessus d’un ancien village romain du bord du lac, cette parcelle de la Côte a une très belle vue sur le lac, particulièrement sur l’entrée du Valais. Seuls éléments avec lequel il fallait composer: à quelque dizaines de mètres en contrebas, passent la route et le train; avec, en plus, une station-service attirant, elle aussi, volontiers le regard. D’où l’idée d’un jardin qui capte tellement l‘attention que le visiteur ait, comme principal réflexe, de l’observer et d’en percer peut-être la part de mystère.. 
 

 
Un bassin rond d’où partent des cercles concentriques
Le tout est donc comme une grande montre où le visiteur lui-même circule et participe au mécanisme. Qu’il en soit conscient ou non, il est guidé par ses sensations. Même s’il avance librement dans les chemins concentriques, là où son regard pourrait porter sur des visions plus ingrates, le passage se fait plus étroit et n’invite pas à s’arrêter. Si, par contre, la vision peut porter sur des montagnes ou de belles perspectives lacustres, là, le chemin devient plus large, inclinant à s’arrêter et observer.
 
 

En prime, le charme de l’ancien.. 
La netteté du dessin imposait, nous semblait-il, d’utiliser les bordures en métal pour nettement et plus facilement contenir l’expansion, parfois spectaculaire, de certaines espèces. Dans un précédent jardin, le propriétaire s’était épuisé à lutter contre pareils envahissement destructeurs des plus beaux dessins paysagers; il nous suivit donc sans hésiter dans l’utilisation du métal rouillé qui accentue aussi l’impression de “vécu “.
 

Au dessus d’un ancien village romain du bord du lac, cette parcelle de la Côte a une très belle vue sur le lac, particulièrement sur l’entrée du Valais. Seuls éléments avec lequel il fallait composer: à quelque dizaines de mètres en contrebas, passent la route et le train; avec, en plus, une station-service attirant, elle aussi, volontiers le regard. D’où l’idée d’un jardin qui capte tellement l‘attention que le visiteur ait, comme principal réflexe, de l’observer et d’en percer peut-être la part de mystère.. Car, rarement pour nous jusqu’alors, un jardin n’a été aussi “intentionnel”, aussi calculé et géométriquement dessiné afin que, pour commencer, le centre de l’espace disponible soit l’objet de tous les regards, attirés par un bassin rond d’où partent des cercles concentriques. 

Regards attirés 

Le tout est donc comme une grande montre où le visiteur lui-même circule et participe au mécanisme. Qu’il en soit conscient ou non, il est subtilement influencé, guidé dans ses sensations. Même s’il avance très librement dans les chemins concentriques et entre eux, le fait est que, là où son regard pourrait porter sur des visions plus ingrates, le passage se fait beaucoup plus étroit et n’invite donc pas à s’arrêter. Si, par contre, la vision, soudain, peut porter sur des montagnes ou de belles perspectives lacustres, là, le chemin se fait beaucoup plus large, invitant même à s’arrêter, en terrasse..    

Secrets paysagers    

Et pour qu’il ait encore plus envie de s’attarder à un endroit précis, le spectacle de la végétation, devant lui, doit réussir à l’attirer autant par la diversité de ce qui est montré que par d’invisibles secrets jardiniers qui, comme autant de règles d’or, sont générateurs d’harmonie esthétique.    
La règle des impairs 

Ainsi les arbres ou plantes – pour paraître “naturels” doivent-ils toujours être en nombre impair, par un, trois ou 5 mais rarement en nombre pair; et en aucun cas par deux, sauf à vouloir indiquer un passage précis ou l’entrée dans un espace déterminé.. Jardin zen, avec sujets remarquables ou  jardin naturel avec essences locales, jardin Méditerrannée avec graminées au port élevé et sensibles au moindre souffle: tous ces espace différents, et d’autres encore, sont, eux aussi, en nombre impair. La même règle prévaut, tout aussi discrète, dans les hauteurs des espaces ceinturés de métal: elles sont réalisées en multiples impairs de couches virtuelles de 20 centimètres d’épaisseur.. Le bassin lui-même est fait de trois parties, en cascades et dont le sens de rotation de l’eau indique, à qui y est attentif, la direction idéale du parcours de découverte.Au départ, le propriétaire avait logiquement imaginé que le centre d’intérêt du jardin pourrait être une sorte de source sortant du talus au nord et par dessus laquelle nous aurions lancé pont ou terrasse. Mais cette solution aurait concentré le regard sur le nord et non sur les autres points cardinaux, là où se trouvent, et là seulement, les plus belles perspectives lointaines.. Quand il s’est rallié à notre suggestion, ce propriétaire a aussi opté pour une réalisation entièrement faite de pierre, métal, plantes vivaces et arbustes sans gazon. La netteté du dessin imposait, nous semblait-il, d’utiliser les bordures en métal pour nettement et plus facilement contenir l’expansion, parfois spectaculaire, de certaines espèces. 

En prime, le charme de l’”ancien” 

Dans un précédent jardin, le propriétaire s’était épuisé à lutter contre pareils envahissement destructeurs des plus beaux dessins paysagers; il nous suivit donc sans hésiter dans l’utilisation du métal rouillé qui accentue aussi l’impression de “vécu “. Impression recherchée aussi dans la rencontre du trait concentrique du jardin avec les façades de la maison: courbes et lignes droites se coupent et s’épousent comme si la maison était venue après le jardin et avait été comme implantée sur lui, là depuis toujours, face au lac infiniment changeant …
 

Lieu St-Prex

Surface 350 m2

Année 2011