Le jardin qui a fini par trouver le soleil…

Voir sans être vu

Les palissades subtilement ajourées, permettent de voir ou deviner sans être vu. Du côté de la route, le passant ne voit rien de ce qui se passe dans le jardin. Du jardin, par contre, sa silhouette mobile peut se deviner en passage fugace et animant la palissade. La lumière, elle aussi, traverse en zébrures. 
 

Lame d’eau sortant du mur

Pour que le plaisir de s’asseoir ici soit naturel et parfait, une petite cascade jaillit du mur de gabions. Son bruit peut à lui seul atténuer ou faire oublier toute source sonore perturbatrice. La lame d’eau se jette se jette dans un bassin dont la margelle est au raz des planches de la terrasse, placées elles-mêmes, selon de grandes diagonales qui agrandissent l’espace et encouragent le regard vers le paysage plus lointain: au couchant, en direction de la campagne, ou alors vers la grande pelouse propice aux jeux matinaux des enfants.

Profiter du soleil après le travail

On le devine ici sur place très vite: cette distribution des espaces selon les moments de la journée est en correspondance avec les horaires et les occupations professionnelles de quantités de propriétaires: c’est en réalité en fin de journée, voire en début de soirée, que les plus actifs peuvent profiter des extérieurs de leur demeure. C’est à cette heure-là que, souvent, ils recevront leurs amis. 

C’est peut-être le jardin le plus particulier que nous ayons eu à réaliser. C’est devant la maison, au sud, qu’ordinairement on aménage l’endroit où se tenir. Mais celle-ci, qui est une jumelle, est nettement orientée sud-est. Peu après la mi-journée, le soleil passe au-dessus de la maison et c’est l’arrière qui passe en pleine lumière et jusqu’à la tombée de la nuit. Seul problème c’est à l’arrière que se trouve l’entrée de la maison et c’est là que parquaient les voitures et que passe une petite route empruntée par les résidents et filant dans la campagne.

Défoncer le goudron

Décision a donc été prise d’éloigner les voitures, de défoncer le goudron et de créer là un grand espace à vivre, comme une immense terrasse arrivant en limite de la petite route et séparée d’elle par un élégant dispositif alternant murs en gabions et palissades de bois aux planches tantôt verticales, tantôt horizontales. Un grand soin a aussi été pris de varier constamment et discrètement les hauteurs afin d’éviter toute monotonie.

Voir sans être vu

Les palissades subtilement ajourées, permettent de voir ou deviner sans être vu. Du côté de la route, le passant ne voit rien de ce qui se passe dans le jardin. Du jardin, par contre, sa silhouette mobile peut se deviner en passage fugace et animant la palissade. La lumière, elle aussi, traverse en zébrures.

Transparence

D’où une agréable impression de transparence. L’extérieur du jardin n’est donc pas nié; simplement, on joue avec lui. Et si, quelques mètres plus loin, quelqu’un veut entrer, il peut s’inviter, aucune porte ne lui barrera l’accès, au contraire : le jeu sera pour lui de contourner un sujet de valeur, légèrement surélevé dans une bassine et qui, lui aussi, joue la transparence avec des masses végétales comme accrochées au bout de ses branches : c’est l’arbre aux nuages qui se voit ici de tous les côtés.

Cascade sortant du mur

Pour que le plaisir de s’asseoir ici soit naturel et parfait, une petite cascade jaillit du mur de gabions. Son bruit peut à lui seul atténuer ou faire oublier toute source sonore perturbatrice. La lame d’eau se jette se jette dans un bassin dont la margelle est au raz des planches de la terrasse, placées elles-mêmes, selon de grandes diagonales qui agrandissent l’espace et encouragent le regard vers le paysage plus lointain: soit au couchant, en direction de la campagne, ou alors au sud ouest vers le restant du jardin et la grande pelouse propice aux jeux matinaux des enfants.

Profiter du soleil après le travail

On le devine ici sur place très vite: cette distribution des espaces selon les moments de la journée est en correspondance avec les horaires et les occupations professionnelles de quantités de propriétaires: c’est en réalité en fin de journée, voire en début de soirée, que les plus actifs peuvent profiter des extérieurs de leur demeure. C’est à cette heure-là que, souvent, ils recevront leurs amis.

Contempler, comme des Japonais

D’où l’importance de pouvoir observer la tombée de la nuit et d’en profiter ensuite avec des éclairages discret valorisant les sujets et les feuillages les plus intéressants comme ceux de beaux érables apportant une touche japonisante dans cet ensemble très dessiné où chaque détail est maîtrisé et invite à une observation attentive 

 

Lieu Lavigny

Surface 370 m2

Année 2012