Réinventer une magie d’il y a sept siècles - La maison orpheline de sa rivière..

Pas de jardin sans dessin

On le sait depuis Versailles et depuis les premiers jardins - dont les plus beaux furent arabes - tous furent d’abord soigneusement dessinés. L’intelligence des circulations, l’harmonie des proportions, des volumes et des hauteurs végétales est à ce prix. Sans quoi, en effet, tout propriétaire court le risque de tâtonnements longs, décevants et très coûteux.

Besoin d’harmonie et d’unité

Autant elle était satisfaite de la magnifique rénovation de la maison – un ancien moulin et résidence templière du 13 e siècle, autant la propriétaire se reprochait, pour ce très grand jardin, d’avoir, pendant quelques années, trop opéré par des coups de cœur successifs, ne réussissant pas à donner à son immense domaine l’unité et l’harmonie dont elle et son compagnon rêvaient.

Faire revenir l’eau

C’est donc tout l’espace entre la demeure et la rivière qu’il s’est agi d’imaginer en lui redonnant du relief avec de petites collines garnies d’érables ou de massifs de fleurs ou encore d’empierrements d’où jaillit l’eau qui partout circule et alimente de très grands bassins dont l’un constitue une superbe piscine naturelle comme la souhaitait l’hôtesse du domaine.

On le sait depuis Versailles et depuis les premiers jardins - dont les plus beaux furent arabes - tous furent d’abord soigneusement dessinés. L’intelligence des circulations, l’harmonie des proportions, des volumes et des hauteurs végétales est à ce prix. Sans quoi, en effet, tout propriétaire court le risque de tâtonnements longs, décevants et très coûteux. Quand nous avons été appelés dans cette immense propriété lovée dans la grande boucle d’un affluent de la Venoge, sa propriétaire, six ans après son acquisition, n’était pas satisfaite des travaux extérieurs qui y avaient été réalisés par de premières entreprises.

Besoin d’harmonie et d’unité

Autant elle était satisfaite de la magnifique rénovation de la maison – un ancien moulin et résidence templière du 13 e siècle, autant elle se reprochait, pour le jardin, d’avoir, pendant quelques années, trop opéré par des coups de cœur successifs, ne réussissant pas à donner à son immense domaine l’unité et l’harmonie dont elle et son compagnon rêvaient.

Retrouver l’alliance de la maison et de la rivière

Avec eux, nous avons donc réfléchi à la meilleure manière de retrouver ici, notamment, la magie de l’alliance, sept siècles durant de la maison et de la rivière. Disparu en effet le canal qui du temps de l’exploitation du moulin allait chercher l’eau en amont et la lui restituait en aval un peu plus loin. Orpheline de l’eau vive de la rivière, la maison s’est retrouvée à grande distance, séparée d’elle par des champs nivelés pour être plats et propices à l‘agriculture mécanisée.

Faire revenir l’eau

C’est donc tout cet espace entre la demeure et la rivière qu’il s’est agi d’imaginer en lui redonnant du relief avec de petites collines garnies d’érables ou de massifs de fleurs ou encore d’empierrements d’où jaillit l’eau qui partout circule et alimente de très grands bassins dont l’un constitue une superbe piscine. Mais une piscine naturelle comme la souhaitait la propriétaire.

Se reconnecter à des racines

«Avant, dit-elle, je travaillais dans la finance. En achetant cette maison, j’étais à la recherche de quelque chose d’authentique pour changer de vie et me reconnecter avec la terre. C’est peut-être quelque chose qui me vient du côté de ma mère qui était paysanne, propriétaire terrienne en Pologne. Dans tous les cas, j’avais envie, pour l’ensemble du jardin de quelque chose de très naturel» D’où, chez cette passionnée, une envie phénoménale d’immenses massifs de fleurs aux couleurs et ambiances très différentes.

La valeur de l’éphémère

Grande amoureuse d’art contemporain, elle a aussi le goût des explosions végétales même si parfois, elles ne durent que quelque jours, à l’instar de ces installations artistiques surprenantes autant qu’éphémères, comme on les pratique souvent aujourd’hui. Leur force et leur souvenir donnent envie d’en vivre d’autres.

Troisième dimension

Le compagnon de l’hôtesse est autre passionné de jardin mais d’arbres surtout dont il apprécie les belles charpentes. Soit ce qu’il fallait précisément pour faire de ce jardin, en troisième dimension, un vrai parc avec, ici et là, des élévations qui répondent aux frondaisons en limite de propriété, le long de la rivière.

La magie qui revient

En plus de beaux sujets qui prendront le temps de grandir, nous avons donc mis place de très grands arbres arrivés par convoi spécial et qui ont ici les meilleures conditions possibles pour très bien reprendre, tellement la terre y a été longtemps cultivée, retournée, enrichie avec un sous-sol naturellement humide et drainé. Entre la maison et la rivière, la magie revient, de nouveaux liens se tissent, des chemins nouveaux se dessinent allant , naturellement, insensiblement, de l’une à l’autre. Comme il y sept siècles.

Lieu Dans la vaste boucle d’un affluent de la Venoge

Surface 9023 m2

Année 2014